Dans la savane africaine, les zèbres se tiennent en groupe. L’effet du nombre leur est bénéfique. Des centaines de paires d’yeux et d’oreilles sont à l’affût pour détecter les dangers potentiels ou réels. Au moindre craquement de broussaille, la troupe détale au grand galop. Les animaux plus costauds donneront des coups de sabot à l’ennemi. Pendant ce temps, les petits et les faibles profiteront de toute cette confusion pour se placer hors de portée des prédateurs. Évidemment, le système n’est pas parfait. Il arrivera qu’une lionne mette la patte sur un petit séparé de sa mère. Il faut bien que les lions vivent eux aussi !
Nous, les humains, avons souvent tendance à nous comporter comme des zèbres Observez ce qui se passe avec les modes et les mouvements de panique boursières. Tantôt nous sommes prêts à payer des multiples stratosphériques pour un titre à la mode. Vite, il faut acheter avant qu’il ne soit trop tard. À d’autre moment, c’est le contraire, il faut vendre à tout prix avant qu’il ne reste plus rien.
Je suis souvent sidéré par ces mouvements de foule irrationnels. Malheureusement, ils ne sont pas sans conséquences et il y a beaucoup de dommages collatéraux. Il m’est déjà arrivé de succomber à de tels élans collectifs et cela m’arrivera sans doute encore. Cela me prouve toute mon humanité : imparfait, faillible, limité.
Le zèbre qui détale avec le groupe ne sait pas vraiment où se trouve le danger ni même s’il y en a vraiment un. La prochaine fois que vous vous trouverez à courir avec la troupe, demandez-vous s’il ne vaudrait pas mieux emprunter une autre direction. Ils ne savent pas plus que vous si ils vont dans la bonne direction.
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